La situation énergétique en France en quelques chiffres

La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement pose une définition de la précarité énergétique : « est en situation de précarité énergétique une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ».

Si certains la jugent restrictive car elle ne traite que du logement (et pas du transport par exemple), cette définition a le mérite de bien faire le lien entre deux aspects, les ressources et les conditions d’habitat.

3,5 millions de ménages déclarent souffrir du froid dans leur logement et ils sont 1,6 million si l’on considère plus particulièrement les trois premiers déciles de revenus.

Une étude de l’ADEME de 2008 (basée sur l’Enquête nationale logement) montre que les 5 millions de ménages les plus modestes consacrent 15 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques (logement et transport), contre seulement 6 % pour les plus aisés.

Si l’on prend en compte les différents indicateurs étudiés par l’Observatoire national de la précarité énergétique, ce sont 5,1 millions de ménages (12 millions d’individus) qui sont en situation de précarité énergétique.

Les nombreuses données chiffrées montrent que tous les âges sont touchés et de nombreuses situations concernées :

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 des ménages en situation de précarité énergétique sont dans le parc privé.

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d’entre eux appartiennent au premier quartile de niveau de vie, soit les 25 % de ménages les plus modestes.

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 sont propriétaires-occupants

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ont plus de 60 ans et des maisons antérieures à 1990.

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vivent en ville et 35 % en zones rurales.